Suivre le Christ en Église

Conférences de carême 2024

I.   Le courage du combat spirituel

1° dimanche de carême.

Évangile des tentations de Jésus au désert. Mt 4, 1-11

La vie, si belle soit-elle, est tragique. Le mal et les épreuves traversent toute vie, au plus intime très souvent. Il s’agit de ne pas se tromper d’adversaire et d’entrer dans le courage de Jésus qui prit résolument le chemin de Jérusalem pour vaincre le mal et Satan, son auteur. « C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté. » 1 Jn 3, 8 Pour faire de nous des hommes libres, Jésus, « tout fils qu’il était de ce qu’il souffrit il apprit l’obéissance. » He 5, 8

        II.   Le défi de la Parole de Dieu

2° dimanche de carême

Évangile de la Transfiguration de Jésus au Thabor. Lc 9, 28b-36

« Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! » Lc 9, 35 Nous avons été créés dans la Parole de Dieu. Nous naissons tous d’une parole d’amour échangé. La parole nous structure et nous fait vivre. « Au commencement était le Verbe. Le Verbe était tourné vers le Père. Le Verbe était Dieu (...) Tout a été fait par Lui » Jn 1, 1 ; 3

Dieu nous a parlé depuis les origines en créant le monde. Dieu a parlé au cœur des patriarches et des prophètes. Dieu nous a tout dit en son Fils Jésus Christ. Un chrétien c’est un enfant assoiffé de la Parole de Dieu pour en vivre. « Ignorer les écritures, c’est ignorer le Christ » Saint Jérôme

III.   L’adoration en esprit et vérité ou la communion pour vaincre la confusion

3° dimanche de carême

Évangile de la Samaritaine. Jn 4 ,5-42

 Soif d’aimer et d’être aimée, la samaritaine eut cinq maris. L’actuel n’est pas le sien. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Jn 4, 7 Le Verbe fait chair est le Fils unique du Père dans l’Esprit. Dieu est communion, Trinité d’amour. L’homme à son image et ressemblance est né pour la communion. Nos relations, les plus fortes ou les plus intimes, sont le plus souvent des tentatives d’éternité de communion. Leurs échecs nous désolent et nous laissent sur notre soif. Qui nous délivrera de nos impasses ? Jésus a soif de nous. Il est le chemin, la vérité et la vie qui seul peut étancher notre soif de communion. Il nous y conduit par l’adoration en esprit et en vérité

        IV.   Face à l’énigme du mal, la Gloire de Dieu

4° dimanche de carême

Évangile de l’aveugle-né. Jn 9, 1-41

« Qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » (Jn 9, 2) Face à toute injustice on cherche un coupable. Dans notre société tout est permis mais rien n’est pardonnable. En Église tout n’est pas permis mais tout est pardonnable. Fausse et vraie culpabilité. Fausse et vraie justice. Jésus élève le débat sur la culpabilité et la responsabilité à la hauteur de l’Amour qu’est Dieu venu en sa personne vaincre « l’accusateur de nos frères » (Ap 12, 10) et manifester la gloire de Dieu. La gloire divine c’est « l’homme vivant » dit saint Irénée. La vie c’est d’aimer comme Dieu aime. Seul y parviendra par la foi celui qui suit le Christ à l’exemple de l’aveugle-né, pour se laisser guérir de son aveuglement, quand bien même on dit voir ou savoir… « Jésus dit : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » (Jn 9, 39)

        V.   La résurrection de Lazare, signe de notre résurrection

5° dimanche de Carême

Évangile de la résurrection de Lazare. Jn 11, 1-45

 « Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » (Jn 11, 32) Il y a des proches parents ou des amis auprès desquels il semble que la mort ne pourra jamais faire son œuvre, tellement ils sont des vivants qui font vivre. La fratrie de Marthe, Marie et Lazare a un ami source de vie, Jésus. Devant le drame inéluctable de la mort d’un des leurs Jésus crie et pleure : « Je suis la Résurrection et la Vie. » (Jn 11, 25) Jésus crie la Vie comme un enfant qui vient de naître. Jésus pleure notre incrédulité. La mort séparation est derrière nous. En Jésus ne demeure que la mort passage, pâque. « Lazare, viens dehors. … Déliez-le et laissez-le aller. » (Jn 11, 43-44) Être chrétien, c’est par la force de la résurrection de Jésus, délier les liens qui nous retiennent dans la mort séparation, en nous et entre nous, pour passer à la vie éternelle dès aujourd’hui. Être chrétien c’est déjà participer à la résurrection de Jésus, dont la plénitude nous sera offerte après notre mort.